Un peu d'Histoire

Cette section a pour but de vous faire découvrir l'Histoire et les traditions du Tir à l'arc.

La Saint Sébastien:

Amis Archers je vous salue !

Une nouvelle année vient de commencer, pour un archer celle-ci est ponctuée par trois rendez-vous importants :

" La fête de St Sébastien ; le Tir du Roy ou l’abat oiseau et le Bouquet Provincial "

 

Nous allons débuter le 1° rendez-vous par la St Sébastien le 20 janvier. Connaissez-vous son histoire ? Je vous la rappelle :

Il est né en 260 à Narbonne en Gaule et a subi un double martyr à Rome en 288.

C’était le fils d’une famille prospère qui reçut à Milan toute l’éducation, les privilèges et les opportunités que cela implique.

A l’âge adulte il s’engage dans l’armée en 283 sous le règne de l’empereur Carinus . Il se distingue par sa loyauté , son intelligence et sa bravoure .

Sous le règne de Dioclétien ; il devient chrétien ; officier de l’armée impériale romaine et capitaine de la garde prétorienne .Ce règne est marqué par l’une des plus brutales persécutions contre les chrétiens .Il fut dénoncé par un apostat . L’Empereur l’ignorait. Il le fit arrêter ; condamner à être transpercé de flèches jusqu’à ce que mort s’ensuive.

La sentence exécutée ; il fut laissé pour mort. Irène, femme du martyr Castulus vint enlever le corps transpercé. Il respirait encore. Elle le soigna.

Lorsqu’il fut rétabli ; St Sébastien retourna voir l’Empereur et s’éleva contre sa cruauté. Ce dernier le fit rouer de coups (lapidation) jusqu’à la mort et le fit jeter dans les égouts de Rome.

Son corps aurait été retrouvé par les chrétiens et ses ossements seraient disséminés dans différentes églises catholiques d’Europe

En 825 , une partie de ses reliques a été transférée dans la basilique royale de St Médard à Soissons à l’initiative du pape Eugène II . Il confie cette tâche aux archers. Ils deviennent Chevaliers. Ainsi naquit la Chevalerie de L’Arc.

Ainsi St Sébastien devient le patron des archers.

Au cours des siècles ; il fut aussi invoqué lors des épidémies de peste.

Pour fêter cet événement un tir traditionnel se déroule chaque année le Vendredi qui suit le 20 Janvier .

Le lendemain de ce tir ; un repas est organisé. Le vainqueur se verra remettre l’os du gigot qui symbolise les reliques de notre St Patron et devra le décorer pour l’année suivante .

L'Arc
 
Cette arme de jet dont le concept est très simple était déjà connue des chasseurs du néolithique. C'est à l'origine un simple bâton de bois, légèrement courbé, avec une corde attachée à ses deux extrémités. Une première amélioration a été l 'introduction de contre-courbes qui augmentaient l'amplitude pour une même longueur d'arc. Ensuite vinrent les arcs composites renforcés par de la corne et des nerfs. Cet arc acceptait une courbure plus importante et dégageait beaucoup de puissance mais était plus difficile à bander. L'efficacité d'un arc dépendait grandement de la qualité des flèches utilisées. Elles devaient être aérodynamiques et assurer une trajectoire stable. De plus, étant produites en grande quantité, elles devaient être relativement peu coûteuses à fabriquer. La longueur de la flèche était calculée en fonction de l'arc. Les arcs très durs à bander tiraient des flèches courtes alors qu'un arc souple comme le grand arc anglais pouvait envoyer des flèches d'un mètre de long.

L'Origine

 

L'origine de la Chevalerie de l'Arc est aussi ancienne que respectable. Descendants de ces Archers du moyen-âge auxquels, dès le IXème siècle, l'abbé de Saint-Médard-lès-Soissons avait confié la garde des reliques de saint Sébastien et qui se placèrent, pour cette raison sans doute, sous le patronage du saint martyr, les Chevaliers actuels sont les successeurs des vaillants soldats qui, sous le nom de Francs-Archers, figurèrent avec honneur dans nos premières armées permanentes, et qui, plus tard, organisés en Serments ou Compagnies, dotés de franchise et de privilèges spéciaux par tous les Rois de France, depuis Charles V jusqu'à Louis XVI, marchèrent en tête de a milice bourgeoise, dont ils formaient l'élite et la partie la plus active.

 

L'arc était certainement l'arme la plus facile à fabriquer mais il exigeait une longue pratique. C'est pourquoi les archers faisaient partie de corps spéciaux aux seins des armées. L'archer était généralement vêtu légèrement pour se déplacer rapidement à pied. Outre son arc, il possédait un carquois pour loger ses flèches et une arme auxiliaire (épée, couteau) utilisée au corps à corps. Lors d'une bataille rangée, les archers envoyaient leurs flèches en l'air ce qui leur donnait une trajectoire parabolique avant de retomber verticalement sur les troupes ennemis. Les seigneurs français du Moyen Age n'étaient pas favorables à l'établissement de compagnies d'archers alors que celles-ci se développèrent en Angleterre et ailleurs. Les Anglais utilisaient le grand arc (jusqu'à deux mètres de long) qui nécessitait plusieurs années d'entraînement et de pratique. Cette tactique fut payante et, pendant la guerre de cent ans, les archers anglais décimèrent la cavalerie française lors de plusieurs batailles.

Après avoir joui pendant plusieurs siècles d'une existence politique, après avoir été, suivant l'esprit des temps ou les besoins du pays, une institution tour à tour ou en même temps religieuse, civile et militaire, l'Archerie française fut définitivement supprimée et dissoute, lors de la Révolution de 1789, par plusieurs décrets de l'Assemblée Nationale et de la Convention, qui firent rentrer dans le domaine de l'état, les biens possédés par les Chevaliers de l'Arc, et les incorporèrent eux-mêmes dans la garde qui avait remplacé les milices bourgeoises, c'est-à-dire dans la Garde Nationale. Quelques Compagnies d'Arc subsistèrent néanmoins et conservèrent les traditions des réceptions et des usages.

Toutefois, le culte de l'Arc était resté vivant au fond des cœurs. A peine le calme et l'ordre étaient-ils rétablis qu'on vit, sous le Consulat et sous e premier Empire, renaître la Chevalerie et se reformer de toutes parts, autour de Paris, à Paris même, et dans des Départements du Nord, les Serments et les Compagnies d'Arc, dépouillés, il est vrai, de leurs privilèges et de leur existence publique, mais gardant du passé le souvenir de leurs glorieux devanciers, l'amour du vieil exercice national, la soumission aux anciens statuts et règlements, et leur faculté de transmettre leur titre de Chevalier qui ne tomba jamais en déshérence.

 

Charles V institua certaines règles d'intronisation, au rang de Chevaliers. Ce sont ces règles qui, dans leur esprit tout au moins, ont subsisté jusqu'à nos jours. C'est un véritable titre qui est ainsi transmis dans la suite des temps.

C'était un louable sentiment que celui qui inspira à la Chevalerie renaissante la pensée de se remettre sous l'égide et la direction de ces vieux statuts, tout pleins des souvenirs de l'ancienne Archerie française, et où se retrouvent presque à chaque article, la consécration des usages prescrits et les traditions de discipline sévère, de politesse rigoureuse, de bienveillance fraternelle, naturelles à une institution à la fois militaire et bourgeoise mais la Société française était sortie des mains de la Révolution si complètement transformée que, malgré la sagesse de leurs dispositions principales, ces règlements, œuvre d'une autre époque, ne pouvaient convenir à notre temps, et en beaucoup de points, ils se trouvaient en opposition formelle avec nos idées, nos habitudes et notre législation d'un autre côté, par l'effet naturel du progrès des mœurs, il arriva que la Chevalerie elle-même subit des modifications importantes, et qu'une foule d'usages nouveaux, fruits de la civilisation moderne, s'introduisit dans la pratique du Tir à l'Arc.

 

Depuis sa renaissance, la Chevalerie de l'Arc n'a cessé de trouver faveur, protection et encouragement, près de l'autorité supérieure. L'Empereur Napoléon III lui a donné lui-même des témoignages publics de sympathie 10 en accordant plusieurs fois des prix à diverses Compagnies ; 20 en autorisant, par sa décision du 6 août 1853, la Compagnie de Paris à prendre le titre de Compagnie Impériale de l'Arc de Paris ». Le Gouvernement de la République Française lui manifeste sa bienveillance, en accordant une subvention annuelle à la Fédération Française du Tir à l'Arc et le Premier Magistrat de la République y contribue également, en dotant le Championnat de France de Tir à l'Arc d'un vase de Sèvres destiné au champion annuel.

 

La grande tourmente de 1914-1918, qui par suite de l'invasion de notre sol par les armées ennemies, a été très préjudiciable aux nombreuses Compagnies d'Arc des départements envahis, n'a pu détruire les sentiments des Chevaliers de l'Arc et nous sommes heureux de constater qu'actuellement, presque toutes les Compagnies d'Arc, pour ne pas dire toutes, qui avaient été anéanties du fait de l'invasion, sont reconstituées grâce à la vaillance de nos archers et à leur amour des traditions.

 

Les statuts anciens ne répondant plus désormais aux besoins de la Chevalerie, les Archers français se trouvaient donc, depuis longtemps déjà, dans cette alternative, ou de conserver sans les observer, des règlements vieillis et insuffisants, ou de les soumettre à une révision complète, afin de les mettre en harmonie avec l'état actuel de la Chevalerie c'est à ce dernier parti qu'ils se sont arrêtés.

Pour les mêmes raisons invoquées en 1864, la Fédération Française de Tir à l'Arc, née de besoins et de nécessités nouvelles, présente aujourd'hui, sur les demandes pressantes qui lui ont été faites, un règlement modernisé, en rapport avec les mœurs et la vie actuelle.

 

Les règlements généraux de 1864, édités en 1869, ayant presque totalement disparu des archives des Compagnies d'Arc, beaucoup de celles-ci ont demandé à la Fédération Française de Tir à l'Arc, de les faire rééditer. C'est à quoi se sont employés les Membres du Conseil de Permanence, après y avoir apporté quelques modifications qui, si elles rajeunissent ces statuts tant aux termes employés qu'aux précisions données n'ont absolument rien changé quant à la forme et aux traditions qu'il est indispensable de maintenir dans leur intégrité.

Les Traditions

 

Les différents grades sont:

 

Le Capitaine:

Le Capitaine est le chef de la compagnie. Il est élu par l'ensemble des Archers lors d'une Assemblée convoquée et présidée par le Roi.

 

Le Roi:

C'est lui qui présidera l'assemblé de la compagnie pendant un an. Sa nomination s'effectue lors du tir à l'oiseau.La royautés de l'Arc est un titre purement honorifique. Il a le pas sur tous les officiers et Chevaliers et de tirer partout avant eux. Tous les Chevaliers lui doivent respect et déférence.

 

Les Chevaliers:

Les Chevaliers sont les membres essentiels des Compagnies. Ils prennent une part active aux délibérations, fournissent les officiers, jouissent de tous les avantages et participent à toutes les charges.
L'adoubement des chevaliers d'archerie se fais après un vote favorable de l'assemblée générale envers le candidat.

 

Les Archers et Aspirants:

Les Archers diffèrent des Chevaliers en ce qu'ils ne sont pas initiés à la Chevalerie.
Ils ont les mêmes droits et les mêmes devoirs que les Chevaliers. Les Aspirants, eux, sont seulement admis dans la Compagnie et n'ont, dans les assemblées, que voix consultative, excepté pour les questions financières où ils ont le droit de voter.

Fiche d'inscription 2018/2019
Fiche d'inscription
Fiche inscription pour l'année 2018-2019
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